Voyage en terre malgache - carnet de voyage à Madagascar
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21 Avril : l'Isalo (2e jour)

Bergeronnette malgache à la recherche de nourritureA Madagascar, on se lève tôt. Depuis notre arrivée, nous avons eu le temps de nous adapter à ce rythme. Levés à 6h, nous avalons un petit déjeuner frugal, puis allons faire un dernier tour sur la rivière. Nous y surprenons deux superbes bergeronnettes malgaches (Motacilla flaviventris) qui ressemblent à s'y méprendre à nos bergeronnettes printanières. Tout comme elles, elles hochent de la queue en avançant. Cet oiseau est insectivore. Nous nous demandons bien quel genre de nourriture elles cherchent dans l'eau. Nous retrouvons Jean et saluons Rana qui retourne au village avec les tentes et le matériel de camping. C'est parti pour l'ascension du canyon que nous préférons faire tôt pour ne pas souffrir de la chaleur.

Même en milieu naturel, les makis catta ne sont pas craintifs

Makis à la queue leu leu

Même en milieu naturel, les makis catta ne sont pas craintifs Makis à la queue leu leu

 


Après un quart d'heure de marche, une belle surprise nous attend. Jean notre guide hors-pair, nous prévient qu'il a entendu un groupe de makis catta non loin d'ici. Nous nous faisons discrets afin de ne pas les effrayer. Le spectacle est magnifique, un groupe d'une douzaine de lémuriens avancent vers nous. Chez les makis catta, les femelles sont dominantes. En général, l'une d'entre elles mène le groupe.

Queue de maki ou écharpe bigarrée ?
Queue de maki ou écharpe bigarrée ?


Deux lémuriens s'approchent puis s'asseyent à quelques mètres de nous comme si de rien n'était. Pendant ce temps, l'ensemble du groupe passe tranquillement derrière ces deux gardiens et continue son chemin à travers la forêt.

Les deux guetteurs du groupe Les guetteurs se laissent approcher de très près Le reste du groupe poursuit son chemin
Deux guetteurs attirent notre attention, pendant que le reste du groupe passe


Dans les zones humides, le rossolis de Madagascar est très présent. Nous quittons le canyon pour rejoindre les plateaux arides de l'Isalo. Collée au rocher, nous remarquons une ruche très active.

Rossolis de Madagascar (Drosera madagascariensis) Ruche fixée à même la roche
Rossolis de Madagascar (Drosera madagascariensis) Ruche fixée à même la roche


Même s'il est encore tôt, la chaleur commence à être forte. Nous empruntons un sentier en direction du célèbre site de la piscine naturelle. Maintenant que nous nous connaissons mieux, Jean partage avec enthousiasme sa grande connaissance des lieux. A chaque pas, il nous présente quantité d'animaux et plantes.

En sortant du canyon Jean et Cyrille recherchent plantes et animaux Paysage minéral des plateaux de l'Isalo
En sortant du canyon Jean et Cyrille recherchent plantes et animaux Paysage minéral des plateaux de l'Isalo


Bien qu'il n'y ait pas d'animaux mortels à Madagascar (à l'exception du crocodile du Nil), attention aux scorpions, nombreux dans le secteur. Nous n'avons pas mis longtemps à en dénicher un en retournant quelques pierres. Leur piqûre peut être très douloureuse et provoquer de fortes fièvres.

Pervenche de Madagascar couverte de rosée Attention aux scorpions nombreux dans l'Isalo !
Pervenche de Madagascar couverte de rosée Attention aux scorpions nombreux dans l'Isalo !


L'inflorescence rouge vif des arbustes du genre Pyranthus se remarque bien dans la savane sèche.Cette plante peut atteindre 4 m de haut. Jean nous explique que son écorce est utilisée par les femmes baras comme teinture jaune ou masque de beauté. Le genre comprend 6 espèces endémiques de l'île. L'Anisopappus, herbacée très odorante à fleurs jaune vif, se rencontre fréquemment dans l'Isalo.

Plante inconnue Arbuste du genre Pyranthus Anisopappus probablement de l'espèce orbicularis
Plante inconnue Arbuste du genre Pyranthus Anisopappus probablement de l'espèce orbicularis


Nous faisons des pauses à l'ombre des tapias et en profitons pour nous désaltérer régulièrement. Nous estimons la température à plus de 35°C !

Savane typique de l'Isalo parsemée de tapias
Savane typique de l'Isalo parsemée de tapias


Les phasmes appartiennent à l'ordre des phasmoptères, il en existe 3 000 espèces dans le monde dont la plupart vivent sous les tropiques. Ce sont des insectes phytophages qui comptent de nombreux prédateurs. Pour se confondre avec leur milieu, les phasmes ont développé deux types de mimétisme : de forme (homotypie) et de couleur (homochromie). Bien difficile dans ces conditions de les repérer ! Jean a le coup d'œil et l'individu qu'il remarque a beau faire 20 cm de long, nous mettrons quelques minutes avant de le voir.

Mimétisme parfait de ce phasme avec une branche La plupart du temps, les phasmes se tiennent immobiles Le phasme ressemble à s'y méprendre à une brindille
Mimétisme parfait de ce phasme avec une branche La plupart du temps, les phasmes se tiennent immobiles Le phasme ressemble à s'y méprendre à une brindille


Il existe 600 espèces de Crotalaria dont 500 se rencontrent en Afrique. Crotalaria grevei est un splendide arbuste. Ses fleurs bigarrées sont rouges sur la partie supérieure (étendard) et jaune sur la partie inférieure (carène). Le massif de l'Isalo abrite de nombreuses plantes aromatiques, tel le Tetradenia. Autre habitant des lieux, Aloe isaloensis est une petite plante succulente endémique de la région. Les aloès poussent dans les savanes sèches et les déserts, principalement à Madagascar et en Afrique du Sud.

Superbe fleur du Crotalaria grevei Plante du genre Tetradenia Aloès typique de l'Isalo (Aloe isaloensis)
Superbe fleur du Crotalaria grevei Plante du genre Tetradenia Aloès typique de l'Isalo (Aloe isaloensis)


Arbre de taille modeste, souvent présent aux côtés des tapias, le Leptolaena possède de petites feuilles grises et se reconnait à ses fleurs blanches. Il appartient à la famille des sarcolaénacées, endémique de Madagascar qui comprend 8 genres et 58 espèces. Son ombrage, comme celui du tapia, est appréciable sur le plateau aride.

Arbre du genre Leptolaena Fleur blanche éclatante à étamines jaunes
Arbre du genre Leptolaena Fleur blanche éclatante à étamines jaunes
Cherchez l'hôte du Leptolaena ! Fruit du Leptolaena
Cherchez l'hôte du Leptolaena ! Fruit du Leptolaena


Les plantes ici sont parfaitement adaptée à la sécheresse. Les pachypodiums comme les cynanchums sont des plantes succulentes c'est-à-dire qu'elles stockent dans leurs tissus de grandes quantités d'eau pour résister à ces conditions extrêmes. Elles possèdent peu ou pas de feuilles pendant la saison sèche afin d'éviter les pertes d'eau.

Fleur inconnue Pachypodium ou baobab ? Fleur de Cynanchum
Fleur inconnue Pachypodium ou baobab ? Fleur de Cynanchum


Nous remarquons une plante très esthétique sans feuilles. Sa fleur rappelle celles des papilionacées mais nous n'avons pas réussi à l'identifier.

Plante sans feuilles à fleurs étranges Plante sans feuilles à fleurs étranges
Plante sans feuilles à fleurs étranges


Sur le plateau, les zones humides sont repérables par la présence de pandanus dont la couleur verte dénote en saison sèche. A l'opposé, le Cynanchum compactum a l'apparence d'une plante morte sans feuilles. Si vous cassez une branche, du latex s'en échappera montrant qu'elle est bien vivante. L'Asystasia gangetica est une plante de la famille des Acanthacées que l'on trouve en Afrique tropicale. Dans certaines régions, ses feuilles sont consommées en soupe ou en mélange avec d'autres légumes.

Pandanus le long d'un cours d'eau Cynanchum sp., plante à latex Fleur d'Asystasia gangetica
Pandanus le long d'un cours d'eau Cynanchum compactum, plante à latex Fleur d'Asystasia gangetica


Le capucin ou mannikin de Madagascar (Lonchura nana), appelé tsiporitika sur l'île, est un petit oiseau robuste aux couleurs claires, brun-roux sur le ventre et gris sur le dos. La taille de son bec nous laisse penser que c'est un granivore.

Discret capucin de Madagascar Ondulation des mille pattes
Discret capucin de Madagascar Ondulation des mille pattes


Le plateau de l'Isalo recèle beaucoup d'espèces endémiques dont il n'est pas toujours simple de trouver le nom.

Plante non identifiée aux fleurs jaunes, probablement de la famille des Astéracées Plante non identifiée aux fleurs jaunes, probablement de la famille des Astéracées
Plante non identifiée aux fleurs jaunes, probablement de la famille des Astéracées


Eaux translucides de la piscine naturelle de l'IsaloPour rejoindre la piscine naturelle, nous suivons une rivière de sable bordée de pandanus. Le bassin naturel aux eaux turquoises se découvre en contrebas du chemin au dernier moment. Quel spectacle ! Et quel contraste avec l'aridité environnante. Nous ne nous faisons pas prier pour enfiler nos maillots et plonger dans une eau quand même assez fraiche. L'endroit est paradisiaque. C'est un vrai bonheur de se rafraichir après plusieurs heures de marche. La cascade qui se jette dans le bassin est très agréable car ses eaux sont un peu plus chaude. Dommage que l'endroit soit accessible depuis Ranohira en moins d'une demi-journée de marche ! Beaucoup de gens n'y viennent que pour se baigner, ce qui peut rendre le lieu nettement moins sympathique en périodes d'affluence.

La piscine naturelle de l'Isalo est un endroit paradisiaque
La piscine naturelle de l'Isalo est un endroit paradisiaque


Nous ne pensions pas trouver au cœur de l'Isalo un tel oasis. Des pandanus poussent autour de la piscine apportant de l'ombre au site. Après la baignade, nous nous installons sur les rochers pour pique-niquer et profiter quelques heures de la quiétude des lieux.

Cyrille ne résistera pas longtemps aux eaux turquoises... et Steph non plus ! Cyrille ne résistera pas longtemps aux eaux turquoises... et Steph non plus ! Cyrille ne résistera pas longtemps aux eaux turquoises... et Steph non plus !
Cyrille ne résistera pas longtemps aux eaux turquoises... et Steph non plus !


De libellules multicolores vivent ici. Pas facile de prendre ces demoiselles en photo !

De splendides libellules ajoutent une note féérique à l'endroit De splendides libellules ajoutent une note féérique à l'endroit
De splendides libellules ajoutent une note féérique à l'endroit


Il existe une centaine d'espèces de pandanus à Madagascar. Ces plantes sont souvent confondues avec les palmiers bien qu'elles soient très différents de ceux-ci. Leurs fruits sont comestibles et leurs feuilles sont utilisés dans l'artisanat local. Attention aux feuilles qui sont munies d'épines sur leurs franges.

Forêt de pandanus près de la piscine naturelle L'endroit très frais abrite une faune et une flore particulière
Forêt de pandanus près de la piscine naturelle L'endroit très frais abrite une faune et une flore particulière


Des petits geckos du genre Phelsuma vivent au sommet des pandanus, à plusieurs mètres de hauteur. Leur couleur verte proche de celle des feuilles les rend difficilement repérables. Pendant que nous mangeons, un petit iguane peu farouche (Oplurus quadrimaculatus) nous rend visite.

Oplurus quadrimaculatus aime aussi les endroits frais Oplurus quadrimaculatus aime aussi les endroits frais Phelsuma habitant d'un pandanus
Oplurus quadrimaculatus aime aussi les endroits frais
Phelsuma habitant d'un pandanus


De nombreuses espèces animales et végétales ont élu domicile dans ce lieu. Le nom de beaucoup d'entre elles nous est inconnu, ce qui n'enlève rien à leur beauté. Avis aux connaisseurs !

Baie d'un arbuste proche de la piscine Des visiteurs ailés de la piscine Des visiteurs ailés de la piscine
Baie d'un arbuste inconnu Des visiteurs ailés de la piscine


Comme dans les grands canyons, l'humidité favorise l'installation de mousses et de fougères. Les arbres viennent chercher avec leurs racines l'eau précieuse qui leur fait défaut sur le plateau.

Nombre de végétaux trouvent ici une humidité leur convenant Nombre de végétaux trouvent ici une humidité leur convenant Fougère du genre Adiantum
Nombre de végétaux trouvent ici une humidité leur convenant


En milieu d'après-midi, nous empruntons un sentier en direction des crêtes. Perché sur un promontoire rocheux, un faucon de Newton ou crécerelle malgache guette. Ce faucon, très commun dans toute l'île, se nourrit d'insectes mais aussi de petits vertébrés (rongeurs, grenouilles, petits oiseaux...).

Faucon de Newton sur son perchoir
Faucon de Newton sur son perchoir


A cette période de l'année, une chenille se rencontre fréquemment sur la végétation. Sa couleur noire et ses pointes roses hérissées sont du meilleur effet ! Cela ne rebute pas certains prédateurs, telle une araignée aux couleurs tout aussi surprenantes (corps vert et pattes jaunes et roses).

Chenille spectaculaire... ... et un de ses prédateurs
Chenille spectaculaire... ... et un de ses prédateurs


Les pachypodiums de l'Isalo s'adaptent aux conditions les plus difficiles. Certains poussent en bordure de falaise se contentant d'un maigre substrat.

Drôle d'endroit pour pousser ! Tsingy miniatures de l'Isalo Plante inconnue
Drôle d'endroit pour pousser ! Tsingy miniatures de l'Isalo Plante inconnue



Une plante bien étrange que ce pachypodium
Une plante bien étrange que ce pachypodium


Sur la piste menant à la piscine naturelle, il est possible de voir un cercueil traditionnel de l'ethnie bara qui occupait avant sa création le parc de l'Isalo. Comme les autres ethnies malgaches, les baras pratiquent l'exhumation des morts. Les défunts sont placés à leur décès dans un tombeau provisoire puis sont exhumés 3 à 5 ans plus tard. Ils sont ensuite déposés dans un tombeau définitif dans les anfractuosités des falaises. La cavité choisie pour abriter la dépouille est alors refermée avec de simples pierres.

Cercueil bara décoré de vieux francs malgaches Cercueil bara décoré de vieux francs malgaches
Cercueil traditionnel bara sur roulettes décoré d'anciennes pièces malgache


L'ascension vers le chemin des crêtes dévoile un point de vue nouveau sur le massif qui s'étend à perte de vue. Rappelons que le parc couvre plus de 80 000 hectares et qu'en deux jours nous n'en avons visité qu'une infime partie.

A l'horizon, les formes insolites de l'Isalo composent un paysage unique que nous ne nous lassons pas d'admirer
A l'horizon, les formes insolites de l'Isalo composent un
paysage unique que nous ne nous lassons pas d'admirer


S'il est une plante importante dans l'Isalo, il s'agit bien du salotse (Ichnolepsis graminifolia). Cette herbacée qui peut atteindre 2 m, a donné son nom au parc. Elle est endémique du massif et possède la particularité d'être dioïque : chaque pied ne porte que des fleurs mâles ou femelles.

Pied mâle de salotse (Ichnolepsis graminifolia) Fleurs à corolle blanche de la femelle salotse
Pied mâle de salotse (Ichnolepsis graminifolia) Fleurs à corolle blanche de la femelle salotse


Avant de quitter l'Isalo, un dernier spectacle grandiose nous attend : le cirque de Namaza. Le panorama sur le canyon est vertigineux. Jean nous montre au fond de la vallée le campement où nous avons dormi la veille.

Chemin des crêtes Splendide vue sur le cirque de Namaza
Chemin des crêtes Vue panoramique sur le cirque de Namaza
En contrebas, le campement de Namaza où nous avons dormi la veille Et oui il s'agit bien du cirque de Namaza !
En contrebas, le campement de Namaza où nous avons dormi la veille Et oui il s'agit bien du cirque de Namaza !


Depuis ce point de vue, nous apercevons le plateau de l'Horombe à l'horizon. Les jeux d'ombres et de lumières engendrés par les nuages produisent un effet des plus esthétiques sur la montagne.

Paysage somptueux à la sortie du massif
Paysage et lumières somptueux à la sortie du massif


Pour rejoindre Ranohira, nous empruntons un sentier qui redescend du plateau et retrouvons un milieu plus humide où droseras et orchidées sont nombreuses. Nirina nous attend comme convenu avec la voiture. Nous sommes heureux de le retrouver et prenons la piste qui mène au village.

Orchidée de l'espèce Satyrium amoenum Cette drosera est bredouille aujourd'hui !
Orchidée de l'espèce Satyrium amoenum
Cette drosera est bredouille aujourd'hui !


En arrivant à Ranohira, nous prenons une bière bien fraiche Chez Berny, hôtel-restaurant situé au centre du village. Nous ne résistons pas aux belles bonbonnes de rhum arrangé et prenons un petit remontant avant de rejoindre un bungalow réservé Chez Alice. En chemin, nous croisons quantité d'enfants joyeux qui sortent de l'école, un bien bel accueil !

 Rhum arrangé pour fêter notre retour à la civilisation  Sortie d'école à Ranohira
Rhum arrangé pour fêter notre retour à la civilisation
Sortie d'école à Ranohira


Bien que le confort soit simple, nous vous recommandons l'hôtel Chez Alice dont le calme, l'environnement et l'accueil chaleureux nous ont beaucoup plu. On y mange très bien et vous y ferez certainement des rencontres sympathiques comme ce fut le cas pour nous.

 Belle vue sur l'Isalo depuis Chez Alice  Notre bungalow
Belle vue sur l'Isalo depuis Chez Alice
Notre bungalow
Coucher de soleil nuageux sur l'Isalo la veille de notre départ Coucher de soleil nuageux sur l'Isalo la veille de notre départ
Coucher de soleil nuageux sur l'Isalo la veille de notre départ


Etape suivante : visite maison de l'Isalo, traversée d'Ilakaka, route jusqu'à Tuléar
Etape précédente : randonnée dans l'Isalo (1er jour)

Écrit par Steph,  Jeudi 06 Mai 2010 Catégorie : De Tana à Tuléar
 

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