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Ce matin nous nous réveillons de bonne heure. Deux jours de randonnée nous attendent. Nous retrouvons Jean à l'heure prévue devant l'entrée du campement. Un caméléon se tient sur un arbuste en face de l'hôtel. Cyrille l'attrape et le laisse grimper sur lui. La sensation de ses doigts griffus n'est pas des plus agréable mais ses mouvements saccadés et chaloupés nous amusent beaucoup. Après avoir replacé l'animal sur sa branche, nous nous décidons à partir. Nirina nous dépose au point de départ de la randonnée avant de repartir avec le véhicule à Ranohira où il nous attendra jusqu'au lendemain.
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| A quelques mètres de la voiture, quelque chose nous observe |
Camouflage réussi pour ce Furcifer latéralis sur le t-shirt de Cyrille |
Liberté retrouvée pour notre ami |
A l'Ouest de Ranohira, se dresse le massif ruiniforme de l'Isalo. Créé en 1962, le Parc national du même nom s'étend sur 81 540 hectares. Formé de grès datant du Jurassique, le massif est traversé par de nombreuses rivières qui ont creusé de profonds canyons. L'érosion a par ailleurs sculpté la roche lui donnant par endroit des formes insolites. Les paysages sont grandioses et le site est considéré comme l'un des plus beaux de Madagascar.
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| L'Isalo est séparé de Ranohira par une grande prairie herbeuse |
A mesure que nous approchons du massif, ses parois deviennent impressionnantes |
Ce qui ressemble à première vue à un palmier nain est en fait un pandanus |
Pour rejoindre les falaises de l'Isalo, nous suivons un sentier qui traverse une étendue herbeuse monotone. Nous remarquons une orchidée terrestre délicate du genre Habenaria. Bien que peu colorée, sa fleur est remarquable. Elle est composée de pétales longilignes qui évoquent les bras et jambes d'une sorte de primate dont la queue serait l'éperon.
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| Splendide orchidée du genre Habenaria |
La fleur de cette Habenaria possède un éperon excessivement long |
Dans une petite mare, des pieds de fougères du genre Marsilea poussent en abondance. En France, la seule espèce de ce genre est protégée (Marsilea strigosa).
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| Fleur inconnue |
Petites fougères aquatiques du genre Marsilea à quatre feuilles |
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| Plante de la famille des Rubiaceae |
Une nouvelle espèce à Mada : le hérisson de pierre (Tenrec petrificus)
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Le propithèque de Verreaux (Propithecus verreauxi verreauxi) est une espèce emblématique de l'Isalo. Le pelage de ce lémurien est blanc et épais, ce qui ne le rend pas vraiment discret. Son visage est noir et il arbore une tâche brun foncé sur l'arrière de la tête. Il mesure environ 50 cm et possède une queue longue de 50 à 60 cm. Il se déplace d’arbre en arbre par bonds spectaculaires à l’aide de ses pattes arrières puissantes.
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| Propithèque de Verreaux (Propithecus verreauxi) |
Les jeunes sont un peu moins habiles |
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| On identifie facilement le sifaka à son épais pelage blanc |
De quoi faire pâlir d'envie les meilleurs contorsionnistes ! |
Au pied des falaises, nous faisons quelques découvertes botaniques intéressantes. Vangueria madagascariensis, communément appelé vavandrika à Madagascar, vavangue à la Réunion ou encore tamarinier des Indes aux Antilles, est un arbre tropical à feuillage caduque et aux minuscules fleurs en grappes. Son fruit comestible, au goût acidulé, est apprécié localement. La gousse de Mucuna pruriens est couverte de poils urticants, gare à celui qui la touche car il lui en coûtera de sévères démangeaisons. Cette plante est utilisée pour ses propriétés médicinales, notamment en médecine ayurvédique (maladie de Parkinson, dysenterie, parasites intestinaux, anémie, libido, aménorrhée,...).
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| Fruit comestible du Vangueria madagascariensis |
Fruit inconnu rappelant celui du Physalis |
Attention à Mucuna pruriens ! |
Si nous ne nous sommes pas trompés sur son identité, nous avons eu la chance d'observer une grenouille rare : Gephryromantis corvus de la famille des Mantelidae. Cette espèce récemment découverte (en 1994 par Glaw et Vences) n'est présent que sur un territoire excessivement limité (moins de 500 km²) et n'a été observée que dans 5 sites. Elle est inscrite sur la liste rouge de l'IUCN avec le statut "en danger".
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| Gephryromantis corvus (ou Mantidactylus corvus) |
Au programme de cette première journée, nous avons prévu de visiter le canyon des makis, de monter sur les plateaux du massif puis de nous rendre sur deux sites remarquables : la piscine bleue et la piscine noire. Un circuit de 15 km au total !
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| Jean-Jacques, un guide exceptionnel |
Balisage des circuits dans le parc |
En quittant le canyon des makis, nous traversons une petite forêt dont les occupants ne nous sont pas inconnus. Un groupe de makis recherche de la nourriture dans la végétation environnante.
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| Petite pause pour observer des makis catta évoluant dans les arbres |
Des plants de Canna (Canna indica ou conflore) ont envahi l'entrée du canyon. Bien qu'originaire d'Amérique tropicale, cette plante est parfaitement adaptée ici. Les rhizomes sont consommés bouillis ou grillés et même utilisés comme farine pour la fabrication de pâtisseries à la Réunion.
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| Fleur rouge vif de Canna |
Le fruit du Canna est translucide |
Nous entamons l'ascension du massif afin d'atteindre les plateaux sur lesquels nous allons randonner. La vue se dégage au fur et à mesure que nous montons : en contrebas la forêt luxuriante du canyon des makis; à l'Est le plateau de l'Horombe s'étend à perte de vue. Le chemin raide et la forte chaleur rendent la marche difficile.
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| Le vert de la forêt luxuriante du canyon des makis contraste avec les couleurs fauves de la végétation du plateau de l'Horombe |
La faune de l'Isalo est riche. Nous le constatons à chaque pas. Les habitants des lieux ne sont pas farouches et se laissent facilement approcher. Les reptiles sont nombreux à profiter des rayons du soleil.
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| Lézard de l'espèce Oplurus quadrimaculatus |
L'iguane de Madagascar (Oplurus cyclurus), appelé aussi faux fouette-queue, est un lézard de taille moyenne. Il posséde une queue hérissée de piquants qui rappelle celle du célèbre fouette-queue d'Afrique du Nord. Il arbore sur le dos des bandes transversales brunes soulignées de blanc. Les adultes atteignent une vingtaine de centimètres.
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| Oplurus quadrimaculatus |
Furcifer lateralis |
Oplurus cyclurus |
Le décor se fait de plus en plus minéral. La végétation change. Nous entrons dans le royaume des plantes xérophytes (plantes adaptées aux milieux secs).
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| Steph a parfois du mal à suivre |
Sculpture naturelle en bois bleuté |
Uapaca bojeri, appelé localement tapia, est un arbre commun dans l'Isalo. Son écorce épaisse rappelle celle du pin. Il mesure de 5 à 10 mètres de haut. Son houppier est en forme de boule. Ses fruits de petite taille sont charnus, sucrés et comestibles. Les habitants de la région les appellent voapakas et les utilisent pour la fabrication de boissons alcoolisées. L'arbre est également utilisé comme plante nourricière de vers à soie (Borocera madagascariensis ou landibe).
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| Les tapias sont nombreux sur les pentes de l'Isalo |
Écorce très épaisse du tapia |
Le tapia résiste aux feux de brousse jusqu'à une certaine limite |
Des pachypodiums poussent sur les pentes. Ces petites boules végétales nous plaisent beaucoup. D'après Jean, il s'agit de l'espèce Pachypodium rosulatum var. gracilius.
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| Pachypodium rosulatum var. gracilius |
Comme dans l'Adringitra, le Xerophyta dasylirioides se plait ici. Nous repérons de belles fleurs mais n'avons pas réussi à identifier l'espèce qui les porte.
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| Xerophyta dasylirioides |
Fleurs indéterminées de l'Isalo |
Le massif abrite une faune et une flore très diversifiées. La plupart des espèces sont endémiques de Madagascar et pour quelques-unes du parc. 77 espèces d'oiseaux, 14 espèces de lémuriens et plus de 400 espèces de végétaux ont été répertoriées.
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| Superbe araignée tomy blanche sur fleur d'épine du christ |
Camouflage réussi pour ce criquet |
Les ambiances, les formes et les jeux de lumières ne laissent pas indifférent. L'érosion a façonné au fil du temps d'innombrables sculpture dans la roche. L'eau, le vent et la chaleur sont les principaux auteurs de ce chef d'œuvre naturel. Dans cet environnement minéral, mousses et lichens trouvent un support idéal pour s'exprimer, ajoutant des touches de couleurs parfois surréalistes au décor. Ici, l'œil s'égare attiré par la magie des lieux.
On pourrait penser que l'aridité du plateau n'est pas favorable au développement d'une végétation variée. Il n'en est rien. Quantité de plantes ont élu domicile ici. La plupart sont de taille réduite mais leurs inflorescences sont pour certaines magnifiques.
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| Glaieul jaune d'espèce inconnue |
Fleur de la famille des légumineuses |
Fin avril, la saison des pluies vient de s'achever. La végétations est déjà sèche. Les précipitations annuelles dans le parc ne dépassent pas 850 mm d'eau. Le climat est de type tropical sec avec de fortes variations de température entre le jour et la nuit.
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| Alternance de savanes parsemées de tapias et de steppes |
Une petite plante aux fleurs esthétiques pousse dans les anfractuosités de la roche. Il pourrait s'agir d'une graminée locale.
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| Petites graminées ou carex de l'Isalo aux fleurs très esthétiques |
L'histoire géologique a façonné dans l'Isalo des paysages grandioses. Nous ne croiserons qu'une petite dizaine de personnes en deux jours. Le calme règne en maitre absolu dans ces lieux propices à la méditation et à la contemplation. Notre guide, Jean, est assez énigmatique. Peu loquace, il s'arrête régulièrement pour observer et écouter autour de lui.
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| Le site naturel de l'Isalo s'étend à perte de vue |
La présence d'un guide s'avère indispensable pour ne pas se perdre dans le dédale de sentiers. Du fait de la chaleur excessive, nous faisons de nombreuses pauses à l'ombre des quelques arbres qui poussent sur le plateau.
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| Sur le plateau de l'Isalo, le décor est très minéral et la végétation rare et sèche |
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| Avec ses paysages époustouflants, l'Isalo mérite sa réputation de site exceptionnel |
Après 3h de marche au soleil, nous posons les sacs à l'ombre d'un tapia pour déjeuner. Notre repas est composé de pain, de sardines à l'huile, d'achards et de "vache qui rit" !
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| Pique-nique modeste mais bon, particulièrement les achards |
Plante minuscule non identifiée |
En début d'après-midi, nous repartons à la découverte de l'Isalo. Quelques nuages s'amoncellent ça et là, cachant par moment le soleil et rendant la marche moins pénible. Des coups de tonnerre annoncent un orage qui ne donnera finalement aucune pluie.
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| Jean nous guide dans un véritable labyrinthe minéral |
Un superbe spécimen d'Oplurus cyclurus nous regarde passer avec curiosité. Jean nous montre également un cocon de vers à soie sauvages accroché à une branche de tapia (Uapaca bojeri). A Madagascar, on fabrique deux types de soie de manière traditionnelle : l'une est issue de l'élevage de vers à soie, l'autre provient du ver à soie sauvage (Borocera madagascariensis). La soie sauvage est naturellement de couleur brune.
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| Fourmis transportant de la nourriture |
Oplurus cyclurus |
Cocon de vers à soie sauvages |
Les déserts de pierres alternent avec des prairies herbeuses sur fond de canyons donnant à l'endroit des allures de décors de western. La chaleur est étouffante et Steph éprouve quelques difficultés à avancer.
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| Canyons spectaculaires, rochers aux formes insolites et aux multiples couleurs |
Des oasis de verdure au fond de micro-canyons nous offrent des lieux frais où nous faisons régulièrement des pauses. Les pandanus trouvent ici un milieu qui leur est favorable.
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| La présence du pandanus indique une zone humide |
Buisson aux fleurs jaunes très présent dans l'Isalo |
Les pétales de la pervenche de Madagascar (Catharanthus roseus) sont roses. Leur base est rouge. Comme les pachypodiums, cette plante endémique de l'île appartient à la grande famille des Apocynacées. Ornementale, elle est surtout connue pour ses propriétés médicinales. Elle contient plus d'une centaine d'alcaloïdes. Elle est utilisée de manière traditionnelle pour soigner de nombreuses maladies : asthme, diabète, problèmes dermatologiques, paludisme, hémorragies, dépressions et bien d'autres. Récemment, la recherche pharmaceutique lui a découvert des propriétés anticancéreuses et antileucémiques. Cette plante possède tellement de vertus curatives, qu'à elle seule elle est une véritable pharmacie pour les malgaches.
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Catharanthus roseus ou pervenche de Madagascar
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Gros plan sur la fleur de Catharanthus roseus |
Nous entamons la descente dans le canyon de Namaza. La température chute alors que l'humidité augmente pour notre plus grand plaisir. Ce micro-climat est favorable au développement d'espèces très différentes de celles des plateaux. Le contraste est saisissant. Dans ce décors luxuriant proche de celui des forêts de l'Est, mousses et fougères refont leur apparition.
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| Descente raide dans le canyon de Namaza |
Végétation luxuriante au fond du canyon |
Le canyon se rétrécit en gorge. Au fond, un cours d'eau zigzague entre les rochers et les pandanus. L'humidité rend le sol glissant.
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| Attention aux glissades ! |
Bois sculpté naturellement |
Le pandanus pousse les pieds dans l'eau |
Par endroits, l'eau s'accumule dans de larges vasques. C'est le cas de la piscine bleue, célèbre dans le canyon de Namaza et appelée ainsi à cause de la couleur turquoise de ses eaux. Cyrille ne résiste pas à l'appel du plongeon bien que l'eau soit très fraîche !
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| Piscine bleue |
Fond de canyon |
Une seconde piscine naturelle est située à une centaine de mètres en amont. Il s'agit de la piscine noire. Ses eaux plus fraiches sont moins engageantes car obscures. Jean nous apprend que de grosses anguilles vivent dans ses profondeurs. Déjà peu tentés par un bain, cela nous décourage définitivement.
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| Piscine noire aux eaux profondes |
A Madagascar, le genre Cyperus compte 96 espèces. Certaines sont plus connues que d'autres. Par exemple, les racines de Cyperus esculentus, plus communément appelée souchet, sont consommées et ont un goût de noisette. Le Cyperus papyrus, bien connu des égyptiens, est utilisé quant à lui pour la fabrication de nattes. D'une manière générale, les cypéracées poussent dans les endroits humides, tout comme celles que nous croisons au fond du canyon.
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Mais quel est donc ce végétal entre l'algue et la fougère ?
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Plante du genre Cyperus |
Quelques plantes aux fleurs colorées poussent dans la pénombre de Namaza telle l'émilia, de la famille des composées. Parmi les habitants des lieux, le rossolis de Madagascar (Drosera madagascariensis) est une plante peu ordinaire. Ses feuilles sont recouvertes de poils sécrétant une substance collante qui attire et piège les insectes. Ethymologiquement, rossolis vient de "ros solis" qui signifie "rosée du soleil" en rapport avec ces gouttes de liquide gluant. Les insectes capturés sont ensuite digérés apportant les sels minéraux et autres éléments nutritifs nécessaires à la croissance de la plante qui s'adapte ainsi aux sols pauvres.
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| Drosera madagascariensis |
Emilia, peut-être de l'espèce Humifusa |
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| Crotalaria d'espèce indéterminée |
Begonia non identifié |
Nous rejoignons le bivouac du soir juste avant la tombée de la nuit. Rana, notre porteur, nous attend en compagnie d'autres guides. Il a déjà planté la tente et commencer à préparer le repas.
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| Petite cascade à proximité du campement Namaza |
Dans les fonds de canyon, la végétation est luxuriante |
Le campement de Namaza, située au bord de la rivière, est aménagé de façon simple mais fonctionnel. Une case centrale est équipée d'une table et de bancs pour permettre aux visiteurs de se restaurer. Juste à côté, plusieurs fourneaux en béton ont été construits dans une case rectangulaire, c'est le lieu de rassemblement des guides qui préparent de délicieux repas pour les groupes de randonneurs qu'ils accompagnent. Ce soir, c'est fête ! Jean nous a préparé un excellent poulet en sauce. L'ambiance dans le campement est très conviviale, et quelques verres de rhum aidant, les langues se délient. La fatigue ne tarde pas à prendre le dessus et nous rejoignons nos sacs de couchage pour nous endormir bercés par le clapotis de la rivière et le chant des grenouilles.
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| Campement de Namaza |
Poulet en sauce au menu du dîner |
Moment convivial entre guides |
Etape suivante : randonnée dans l'Isalo (2e jour) Etape précédente : randonnée au mont Karambony, Camp Catta, route jusqu'à Ranohira
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