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Ce matin, nous avons décider de nous séparer et de profiter chacun de notre côté des lieux. Cyrille se lève tôt pour grimper au sommet du Karambony en compagnie de Jean-Paul, guide du camp, alors que Steph en profite pour se reposer.
Cyrille : Au fur et à mesure que le jour se lève, une multitude de chants d'oiseaux résonnent dans la vallée. J'emprunte avec Jean-Paul un sentier étroit qui mène au pied du Karambony. Nous faisons des pauses régulières pour écouter et photographier les oiseaux. Parmi ceux-ci, nous remarquons plus particulièrement un drongo malgache (Dicrurus forficatus), passereau entièrement noir à la crête caractéristique, un bulbul noir (Hypsipetes madagascariensis) reconnaissable à son bec orange et au sommet de sa tête noir. Un peu plus loin, un guêpier de Madagascar (Merops superciliosus) au plumage vert, au bec long et incurvé, est perché sur la cime d'un arbre.
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Drongo malgache à la crête caractéristique |
Bulbul noir au bec orange |
Guêpier de Madagascar |
L'impressionante paroi du Karambony se dresse face à nous. Difficile d'imaginer que le sentier pentu que nous suivons, nous permettra d'accéder au sommet du dôme granitique. Des guêpiers chassent au dessus de nos têtes et accompagnent notre marche de leurs chants flûtés. Le chemin serpente entre de grandes dalles de granite sur lesquelles des lézards profitent de la chaleur du soleil. Notre présence ne semble pas les déranger. Oplurus quadrimaculatus est un lézard de grande taille. Il se reconnait aux contours rouges de ses yeux, à de longues bandes blanches dorsales, à ses quatre ocelles noires sur chaque flanc et à l'habitude qu'il a de dresser la tête. Il appartient à la famille des Opluridés, endémique de Madagascar, qui comprend deux genres : Oplurus (6 espèces) et Chalarodon (1 espèce). Le massif de l'Andringitra abrite également Chalarodon madagascariensis appelé communément "lézard à trois yeux" à cause d'une tâche qu'il a sur la tête évoquant un 3ème œil. Un autre reptile attire notre attention. Bien que nous ne l'ayons pas identifié, nous pensons qu'il appartient au genre Zonosaurus.
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| Lézard du genre Zonosaurus |
Lézard à trois yeux (Chalarodon madagascariensis) |
Oplurus quadrimaculatus, commun dans l'Andringitra |
L'environnement est foncièrement différent de la forêt pluviale de l'Est. Les influences méridionale et altitudinale se ressentent sur la composition de la faune et de la flore.
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| Chenille impressionnante non identifiée |
Insecte à la crête jaune |
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| Bungalows de Camp Catta |
Crécerelle malgache ou faucon de Newton |
Sur les pentes sèches et exposées au soleil, une plante ligneuse formant des touffes est omniprésente. Il s'agit du Xerophyta dont les feuilles sont linéaires et dont la couleur des fleurs varie du bleu au mauve clair. Comme son nom l'indique, cette plante est adaptée aux milieux arides.
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| Fleurs gracieuses du Xerophyta composées de 6 pétales |
Touffes de Xerophyta colonisant les rocailles |
Les Commelina portent des fleurs, à l'architecture particulière, composées de deux grands pétales bleus / violets et de trois étamines (jaunes pour l'espèce que nous avons observé). Non loin des Commelina, nous trouvons une plante encore plus originale. Nous pensons qu'il s'agit d'une espèce du genre Lepidagathis, mais laquelle ? D'après la base de données Global Biodiversity Information Facility, 7 espèces de Lepidagathis sont répertoriées à Madagascar. Une autre plante retient notre attention. Elle forme des capitules denses dont les fleurs sont composées de petites corolles blanches.
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Plante du genre Commelina avec fleur à 2 pétales
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Espèce indéterminée du genre Lepidagathis
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Plante du genre Cynanchum |
Les paysages en contrebas sont splendides et variés : au Nord-Est, les rizières vert éclatant du village d'Andonaka au milieu desquelles serpente un large court d'eau ; à l'Est, la luxuriante forêt sacrée du Tsaranoro aux teintes vert foncé.
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Au fur et à mesure de l'ascension du mont Karambony, les paysages grandioses se succèdent |
A l'horizon à l'Est, se dresse le massif cristallin de l'Andringitra. Il est composé d'une succession de dômes rocheux et d'arêtes étroites qui forment de nombreux pics. Parmi ceux-ci, le Pic Boby, deuxième plus haut sommet de l'île, culmine à 2658 mètres. Le sentier est abrupt, ce qui rend la progression difficile. Sans être extrême, l'effort est intense. Une plante à l'inflorescence originale pousse au bord du chemin. Il s'agit de Nematostylis anthophylla, une rubiacée endémique de Madagascar. Un peu plus loin, une plante aux fleurs discrètes (Cyanotis speciosa) attire notre curiosité. Elle ne dépasse pas 50cm de haut. Ses fleurs, dont les étamines évoquent des plumeaux bleus-violets, sont disposées à la base de grandes feuilles (bractées) violacées.
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| Calice sans fleurs de Nematostylis anthophylla |
Cyanotis speciosa de la famille des Commelinaceae |
Fleur haute en couleurs aux étamines poilues |
A quelques centaines de mètres du sommet, un espace plat et humide abrite un nouveau type de végétation. C'est ici le royaume de plantes hydrophiles dont des orchidées qui ne sont pas en fleur à cette période de l'année, d'utriculaires et d'une petite plante gracieuse aux fleurs composées de trois ailes bleues et d'un cœur blanc que nous n'avons pas réussi identifier.
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| Plantes de milieu humide non identifiées |
Petite fleur du genre Utricularia typique des milieux où l'eau stagne |
L'ascension nécessite sur certaines parties de s'assurer avec une corde fixée aux rochers (via ferrata). Personnes sensibles au vertige s'abstenir ! Le site attire des grimpeurs du monde entier ce qui explique la présence de pitons sur le bord des parois vertigineuses. Au sommet, la vue sur le massif et la vallée est imprenable. La paix et la tranquillité de l'endroit sont exceptionnelles.
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| Surprenante micro-vallée sur le Karambony |
Des paysages à couper le souffle |
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| Camp Catta vu du sommet du Karambony |
Le spectacle est unique et valait bien la peine de souffrir un peu |
L'aridité des pentes est favorable à l'installation d'une flore qui aime la sécheresse. Les pachypodiums font partie de cette végétation dite xérophyle. Leur apparence massive et leur couleur argentée sont caractéristiques. Les pachypodiums se rencontrent à Madagascar et en Afrique australe. Ce sont de drôles de plantes. La grande île en abrite 20 espèces. Leur nom signifie "pied épais" en référence à leur forme. Elles nous font penser à des baobabs miniatures et comme eux possèdent un bois mou gorgé d'eau qui leur permet de résister au manque d'eau en saison sèche. Au moment de notre visite, aucun pachypodium n'est en fleurs.
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| Jeune pachypodium en forme de boule avec quelques feuilles |
Les pachypodiums prennent des formes originales en grandissant |
Leur couleur argenté permet de les repérer facilement |
Au sommet du Karambony, vous rencontrerez également Ischnolepis graminifolia appelée localement Salotse. Il s'agit d'une plante élancée à longues feuilles linéaires qui mesure jusqu'à 2 mètres de hauteur.
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Le Salotse possède un feuillage fin adapté à la sécheresse |
Fleur jaune d'Ischnolepis graminifolia |
La flore du Karambony est résolument plus proche de la végétation du Sud-Ouest de Madagascar que des régions que nous avions traversées auparavant. La présence d'euphorbes cactiformes et de kalanchoés en est la preuve. Ces plantes ont développé une morphologie adaptée au manque d'eau. Par exemple, le Kalanchoe tomentosa est une plante succulente dont les feuilles sont velues. Cette pilosité lui permet de retenir l'humidité de la rosée matinale. Les plantes cactiformes stockent quant à elles de l'eau dans leurs tiges charnues et possèdent peu de feuilles pour limiter les échanges gazeux (perte d'eau).
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| Plante cactiforme de la famille des Euphorbiacées |
Kalanchoe tomentosa |
Euphorbe, probablement de l'espèce milii |
Le massif abrite de nombreuses d'espèces végétales que nous n'avons pu identifier en dépit des connaissances de Jean-Paul et des guides sur la flore malgache dont nous disposons.
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Plante de la famille des malvacées, certainement un hibiscus |
Plante inconnue aux fleurs très originales |
Les argiopes sont des araignées à l'abdomen noir et jaune. L'espèce Argiope coquereli possède des pédipalpes rouges. Les pédipalpes, ou "pattes machoires", sont les organes sensoriels utilisés pour examiner et manipuler les proies. La femelle que nous observons sur sa toile mesure plus de 5 cm de long (tête et abdomen). Dans les airs, un faucon de Newton ou crécerelle malgache (Falco newtoni) guette d'éventuelles proies.
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| Argiope coquereli guettant une proie sur sa toile |
Faucon de Newton en vol stationnaire |
La descente, moins exigeante physiquement, demande plus d'attention. Il est midi passé. Le soleil est au zénith, la température grimpe ...
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| Jean-Paul qui connaît très bien les lieux, assure la descente |
Nous traversons un espace couvert de Xerophyta. Les tiges, noires à la base, donnent l'impression que le secteur a brûlé récemment.
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| Fleur de Xerophyta |
Les Xerophyta sont très présentes sur le Karambony |
Il n'y a pas de serpent venimeux à Madagascar. Celui que nous croisons n'est pas craintif. Je réussis assez facilement à m'en approcher pour le photographier. Il s'agit d'une couleuvre de l'espèce Mimophis mahfalensis. Seule représentante du genre Mimophis, ce serpent longiligne mesure en moyenne 1 mètre. Il est endémique de l'île. Un peu plus loin, un Furcifer lateralis paraît importuné par notre présence. Jean-Paul, qui a l'œil, repère un gecko qui sort la tête de son antre.
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| Couleuvre Mimophis mahfalensis |
Caméléon Furcifer lateralis |
Ce gecko semble se demander qui le dérange |
Les fulgores sont des insectes uniques en leur genre. Sur le sommet de leur tête, ils arborent une protubérance quasiment aussi longue que le reste de leur corps, ce qui leurs donne une allure quelque peu grotesque. On les surnomme porte-lanternes car autrefois on pensait que leur fausse tête en forme de lampion émettait de la lumière. Ils se confondent parfaitement avec leur environnement. Jean-Paul m'explique que les nymphes de porte-lanternes sont consommées grillées par les populations locales.
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| Petit papillon velu |
Criquet bariolé |
Fulgore ou porte-lanterne |
Nous rejoignons Camp Catta vers 14h. Il commence à faire chaud. A cette heure-ci, tout le monde est à l'abri du soleil. Je remercie Jean-Paul pour cette bien belle promenade.
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| Notre présence attire les curieux ! |
Superbe grenouille aux motifs à damier |
Steph : Pendant que Cyrille randonne sur le Karambony, je fais la grasse matinée et vais déjeuner vers 10h30 profitant du calme des lieux. Mais cela ne dure pas longtemps car un groupe de makis catta déboule dans le camp et commence à s'agiter. Ils sautent dans tous les sens sur les bungalows, passant d'un toit à l'autre avec dextérité. Ils n'hésitent pas non plus à descendre au sol et à s'approcher des gens. Je reste un long moment à les observer et à m'amuser de leur manège.
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| Un groupe de makis catta investit le camp |
Ils se baladent sur les toits des bungalows avec agilité
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Ils n'ont pas peur de s'approcher près des gens |
Les makis catta, comme les autres lémuriens, sont des animaux extrêmement agiles. Ils peuvent faire des bonds prodigieux, jusqu'à plus de 10 mètres. Tout le monde est attiré par le vacarme qu'ils font en se poursuivant sur les toits et par leurs cris aigus qui résonnent dans la vallée. Les makis sont des lémuriens terrestres puisqu'ils passent 40% de leur temps au sol où ils se déplacent en marchant. Peu craintifs, ils passent parfois à quelques mètres de moi pour mon plus grand plaisir. J'avoue avoir un faible pour ces créatures bondissantes dont le comportement social est très développé. Je profite de ce moment de pur bonheur pour les photographier.
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| Le maki se déplace à quatre pattes... |
...mais c'est aussi un bipède |
Les lémurs catta vivent dans les forêts sèches et épineuses du Sud de Madagascar. Ils passent une bonne partie de leurs journées à chercher de la nourriture et à se réchauffer au soleil. On peut d'ailleurs les voir souvent dans une drôle de posture : assis, les bras écartés, le ventre exposé au soleil. Leur régime alimentaire est varié. Principalement végétariens, les makis se nourrissent de fruits, de feuilles, de fleurs, de sève,... mais ils leur arrivent d'ajouter à leur menu des insectes ou de menus mammifères. A Camp Catta, ils se régalent de fruits jaunes qui poussent dans les arbres du jardin.
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| Le maki est un véritable acrobate |
Ces fruits sont très appréciés des lémuriens |
Sacré maquillage ! |
Vers 14h, tout le monde se retrouve dans la case principale pour charger les bagages. Nous déjeunons rapidement car la route pour Ranohira est longue. Avant de partir, une dernière surprise nous attend. Un employé du camp a repéré un caméléon et viens nous avertir. Il s'agit d'un Furcifer oustaleti, plus grand caméléon de Madagascar. Il mesure jusqu'à 69 cm de long et se nourrit d'insectes comme les autres membres de sa famille mais il n'est pas rare qu'il ajoute au son menu de petits mammifères, des reptiles et même parfois des oiseaux. On le rencontre un peu partout sur l'île.
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Aujourd'hui c'est samedi et sur la route de nombreux villageois reviennent du marché |
A Madagascar, la majorité des voies de communication sont des pistes en terre. Les gens y circulent en charrettes à zébus, à vélo ou simplement à pieds. En ce jour de marché, il y a foule sur la route qui mène à Camp Catta. Le marché est un lieu de rencontre important dans la culture malgache.
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| Séance de pilage en famille |
Les gens s'écartent pour nous laisser passer |
Vendeuse de légumes sur le bord de la piste |
Après 2h de piste, nous rejoignons la route nationale que nous suivons vers le Sud en direction de Toliara. Les paysages changent progressivement. De grandes steppes arides remplacent la montagne. En milieu d'après-midi, nous atteignons le village d'Ihosy, capitale du pays Bara, porte d'entrée du plateau de l'Horombe.
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En approchant d'Ihosy, de grandes plaines arides font leur apparition |
Ihosy, ancien relais de Poste |
Le plateau de l'Horombe est couvert d'une immense prairie désolée qui s'étend à perte de vue et tranche avec les paysages que l'on rencontre habituellement à Madagascar. La région est habitée par les baras, peuple d'éleveurs, qui mènent leurs troupeaux dans les vastes étendues herbeuses.
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| Le plateau de l'Horombe et son immense plaine désertique |
Sur près de 90 km, nous ne croiserons aucun village et quasiment personne. Un véritable désert ! L'ambiance est très étrange et les paysages, bien que monotones en apparence, sont splendides.
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| Mais où sont passés les zébus ? |
En fin d'après-midi, magnifique ciel sur l'Horombe |
Au fur et à mesure que nous approchons de Ranohira, quelques arbres font leur apparition. En arrière-plan, se détachent les contreforts du massif de l'Isalo dont le plus haut sommet culmine à 1268 mètres.
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Les arbres dans le couchant prennent des formes fantomatiques |
Magnifique coucher de soleil |
Sur l'étrange plateau de l'Horombe, les couchers de soleil sont grandioses.
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Nous arrêtons la voiture un long moment pour profiter de la beauté exceptionnelle du coucher de soleil sur l'Horombe |
La nuit est tombée depuis longtemps quand nous parvenons à Ranohira. Sur les conseils de vazahas rencontrés la veille à Camp Catta, nous recherchons un certain Jean-Jacques, dit "Jean le diable", guide hors pair de l'Angap. Nous ne mettrons pas longtemps à le trouver et lui donnons rendez-vous Chez Alice afin d'organiser notre excursion dans le massif de l'Isalo.
Le campement "Chez Alice" compte une dizaine de paillotes et bungalows un peu à l'écart du village. La vue sur l'Isalo y est superbe. Nous y avons réservé une chambre simple mais confortable. Jean nous rejoint au restaurant-bar de l'établissement. Nous choisissons avec lui un itinéraire de deux jours dans l'Isalo. Pour préparer cette expédition, nous rédigeons une liste de la nourriture à emporter (12 pains, 3 boîtes de sardines, 1 pot de confiture, 1 boîte de "Vache qui rit" très appréciée à Madagascar, du thé, du sucre, 6 œufs, 1 boîte de tomates, 2 boîtes de thon, 2 boîtes d'achards, 1 poulet et du riz). Jean se chargera le soir même d'acheter toutes ces provisions. La journée a été longue et nous apprécions le délicieux repas que nous sert Alice. L'endroit est festif. Rapidement la musique résonne, tout le monde se met à danser. Nous nous couchons tard, quelque peu épuisés.
Etape suivante : randonnée dans l'Isalo (1er jour) Etape précédente : visite d'Ambalavao, route jusqu'à l'Andringitra, balade au Tsaranoro
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